Yannick Le Moing

Yannick Le Moing

Développement durable et Gestion des risques sur les territoires

La Bio monte en puissance : une alternative solide

La Bio monte en puissance : une alternative solide
L'alternative que représente la Bio continue de gagner du terrain en France. En 3e position dans l’Union européenne, la France réunit 10% des surfaces bio cultivées de l’Union européenne. Ce dynamisme permet aux consommateurs de disposer d’une offre bio très majoritairement française : 76% des produits bio consommés en France sont « made in France »1.
  • Hausse de la demande : une progression du marché bio prévue à +10% en 2015 vs 20141
  • Augmentation de l’offre : +8% de fermes bio au 1er semestre 2015 et +10% de terres bio attendues fin 2015 vs 2014
  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre : une alternative solide qui contribue à lutter contre le changement climatique
À quelques semaines de la COP 21, la montée en puissance de la Bio est une très bonne nouvelle pour le climat. Basée sur la non-utilisation de produits chimiques de synthèse, le recyclage des matières organiques et la rotation de cultures diversifiées, cette alternative contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique.
Une offre française qui poursuit sa croissance
Au cours des 6 premiers mois de l’année 2015, le nombre de fermes bio a augmenté de +8% vs 2014. D’ici la fin 2015, les surfaces bio devraient avoir augmenté de +10%, pour dépasser 1,25 million d’hectares. 4,6% du territoire agricole français serait ainsi cultivé en bio, contre 2% fin 2007. En 3e position dans l’Union européenne, la France réunit 10% des surfaces bio cultivées de l’Union européenne. Ce dynamisme permet aux consommateurs de disposer d’une offre bio très majoritairement française : 76% des produits bio consommés en France sont « made in France »1.
Un marché qui confirme son orientation à la hausse
Après avoir augmenté de +10% en 2014 vs 2013 pour atteindre 5 milliards d’euros, le marché continue sa progression sur ce rythme soutenu en 2015. À la fin de l’année, il devrait avoir gagné +500 millions d’euros, pour atteindre les 5,5 milliards d’euros1. Les ventes bio progressent dans tous les circuits de distribution et, en restauration commerciale, la Bio a également de l’avenir puisque 78% de Français se disent intéressés par la Bio au restaurant2.
Un secteur engagé pour répondre à la demande sociétale
Pour continuer à faire progresser la Bio en France et sensibiliser l’ensemble des publics aux caractéristiques et valeurs de cette agriculture de pointe, l’Agence BIO et ses partenaires renforcent leur mobilisation en multipliant les actions d’information. Dès la semaine prochaine, vous le retrouverez au salon Tech&Bio, où se tiendront les Assises de la Bio le 24 septembre, puis au Salon Natexpo, à la mi-octobre. Cet automne, la gastronomie bio ira également à la rencontre des futurs Chefs en lançant les « Trophées Bio des jeunes chefs », premier concours national de cuisine bio destiné aux étudiants et apprentis.
  • Toujours plus de professionnels engagés en bio : +6% au total au 1er semestre 2015 par rapport au 31 décembre 2014
Au 30 juin 2015, la France comptait 41 767 opérateurs bio, +6% par rapport à la fin de l’année 2014. Un nombre qui a plus que doublé par rapport à 2007, où ils étaient 18 380. Fin juin, 28 621 fermes exerçaient leurs activités en bio, soit 6% des fermes françaises. Elles représentaient 68 000 emplois3, soit 7% des emplois agricoles de France. D’ici la fin de l’année, on estime que 1,25 million d’ha de terres seront cultivés en bio, dont plus de 200 000 ha en conversion, soit, respectivement, +10% et +40% vs 2014, ce qui traduit le dynamisme de la Bio en France.
À l’aval de la filière, le développement est également observé puisque le territoire comptait 13 146 transformateurs, distributeurs, importateurs et exportateurs fin juin, soit +2% vs fin 2014. Ces entreprises de transformation et de distribution de produits bio représentent 30 000 emplois directs2 en équivalent temps complet.
Si l’on ajoute les 2 000 emplois directs2 correspondant aux actions de contrôles, de conseils, de recherche et formation, de développement et de services administratifs, la Bio représente un total de 100 000 emplois directs en équivalent temps complet en France2.
  • Des ventes bio à la hausse dans tous les circuits de distribution
Avec près de 9 Français sur 10 consommateurs de produits bio, dont 6 sur 10 au moins une fois par mois4, la Bio est aujourd’hui ancrée dans les habitudes des Français, qui y consacrent de plus en plus de place dans leurs paniers. D’ici la fin de l’année 2015, le marché bio devrait ainsi gagner 500 millions d’euros, pour atteindre 5,5 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, tous les circuits de distribution enregistrent des ventes à la hausse5.
Particulièrement concernés par la progression, les magasins spécialisés enregistrent une augmentation moyenne de leurs ventes bio de l’ordre de +15% depuis le début de l’année. Du côté des grandes surfaces alimentaires (hors discount), les ventes de produits bio (à poids fixe) ont progressé de +7,4% par rapport au 1er semestre 20146.
Les ventes directes du producteur au consommateur augmentent également et une nouvelle tendance se développe avec la création en commun de magasins de producteurs.
Retrouvez tous les chiffres de l'Agence BIO en cliquant ici.
1Source : Estimations Agence BIO
2Source : Agence BIO/CSA janvier 2015
3UTA : Unité de Travail Annuel (UTA) correspond à l'équivalent d'un temps plein sur une année.
4Source : Agence BIO/CSA janvier 2015
5Source : Agence BIO/AND-I - 2015
6Source : Panel IRI - à poids fixe

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