Interventions au Conseil Municipal en 2004

par YLM  -  5 Février 2005, 09:47  -  #Rennes

Conseil Municipal du 19 avril 2004
Délibération n°68 :
Rapport d'activités des Conseils de quartier
Intervention de Yannick Le Moing. Membre du groupe Union Pour Rennes
 

Monsieur le Maire, mes chers collègues,


Lors du Conseil municipal du 5 novembre 2001, vous nous aviez demandé d'approuver "la création d'un conseil de quartier, dans chaque quartier, sous la forme d'un comité consultatif".


A l'époque, tout comme le Groupe "Les Verts", l'opposition s'était abstenue sur ce dossier, formulant des réserves, non sur le bien-fondé de ces conseils de quartier, mais sur le type d'organisation que vous aviez choisi pour les animer. En mettant à la tête de chacun d'eux un élu municipal, et plus précisément l'élu de quartier de votre majorité, il devenait clair que votre volonté était de garder la main-mise sur ces conseils.


Notre intuition de départ s'est avérée la bonne. La délibération d'aujourd'hui en est la preuve.
Vous nous dites que votre volonté est "d'accompagner ADMINISTRATIVEMENT les conseils de quartier pour conforter la mise en place des DIRECTIONS de quartier". Votre vocabulaire, les termes que vous employez, trahissent votre intention : celle de faire des conseils de quartier les courroies de transmission de vos idées.


Dans ces conseils, vous vous contentez d'informer les Rennais des décisions qui sont prises en amont par votre majorité. Vous y imposez votre politique en verrouillant la présidence au profit d'un élu de votre majorité.
En réalité, vos conseils sont à la remorque de votre politique municipale.
C'est dommage, les associations de quartier ou les comités de quartier sont une vraie fenêtre ouverte sur la démocratie participative.


Nous avons déjà eu l'occasion de le dire, les conseils de quartier auraient pu fédérer toutes les bonnes volontés si vous n'y aviez pas introduit votre cuisine électorale.


Monsieur le Maire, donnez de l'oxygène à la cité en écartant, comme à Amiens, des conseils d'administration des conseils de quartier les élus politiques.


Vous verrez alors que nos quartiers n'en seront que plus vivants.


Conseil Municipal du 19 janvier 2004
Vœu pour le soutien au pacte de Genève
Intervention de Yannick Le Moing. Membre du groupe Union Pour Rennes

Monsieur le Maire mes chers collègues,


Le pacte de Genève n’est pas un nouveau protocole d’accord de paix. En effet, il n’engage pas des états mais des personnalités qui ne s’expriment qu’en leur propre nom.


L’opération est soutenue par la Suisse , l’Union Européenne et surtout le département d’état Américain plutôt défavorable à la politique de Bush, qu’il juge "aventureuse" au Moyen-orient.
Cet accord virtuel permet de jeter de nouvelles bases de négociations pour la paix, bases un peu plus favorables aux Palestiniens que ne l’est la fameuse "feuille de route", la négociation officielle en cours et déjà moribonde faute d’interlocuteurs Palestiniens.
C’est pourquoi, il est important que nous soutenions cette tentative politique en votant le vœu présenté par notre collègue.

 

 


Conseil Municipal du 19 avril 2004
Question orale :
Odette SEVEUR - demande de dénomination de rue
Intervention de Yannick Le Moing. Membre du groupe Union Pour Rennes 

 

Monsieur le Maire, mes chers collègues,


Le 3 mars 2004 une grande dame s'en est allée, sans bruit, dans la plus grande discrétion, et pourtant… "Cousine Odette", ce nom évoque pour beaucoup de Rennais des souvenirs d'enfance.


Née en 1906 à Dinan sous le nom de Marguerite BOUEY, elle rejoint Rennes pour suivre des cours de peinture aux Beaux-Arts où elle rencontre son mari Pierre SEVEUR. La vie de femme au foyer ne correspondant pas tout à fait à ce qu'elle souhaite, elle répond, en 1936, à une petite annonce, concernant un projet d'émission radiophonique pour les enfants.
Et c'est le démarrage d'une carrière qui, aujourd'hui encore, illumine le cœur de beaucoup de Rennais. Elle choisit de se faire appeler "Cousine ODETTE".
Son mari lui écrit alors des histoires et des contes, qu'elle s'empresse de diffuser sur les antennes dès octobre 1936 : les aventures de Pob et Poub.
Pour mieux divertir, elle entreprend de former un groupe d'enfants pour chanter. L'émission en direct ne dure qu'une demi-heure. Cousine ODETTE, en grande pionnière, sait déjà que les auditeurs attendent beaucoup de cette boîte magique qu'est le "poste de radio", aussi s'amuse-t-elle à lancer des défis pour retenir l'attention de ces petits auditeurs qui attendent chaque semaine la suite des histoires : concours de dessins ou de textes.
Après une interruption due à la guerre (période pendant laquelle son mari sera prisonnier), les émissions enfantines reprennent.


"C'est nous les enfants de Bretagne qui, pour vous, chaque semaine chantons…"

Cette chanson qui débute l'émission, qui se tient en direct tous les jeudis-soirs, sous les Lices puis dans les locaux de l'ORTF, annonce un rendez-vous ludique mais aussi culturel mêlant musique, chant, textes et même danse.
Au départ composée seulement de quatre fillettes, la troupe de "Cousine ODETTE" s'étoffe rapidement grâce à des concours de chant dans les écoles qui permettent la découverte de futures grandes dames de la chanson, telle Yvette BERNARD en 1946.
Le 23 décembre 1949, la salle du Royal n'est pas assez grande pour accueillir la première audition publique des "Matinées enfantines de Cousine ODETTE" qui deviennent bientôt un rendez-vous "à ne pas manquer". Outre les concours de chant et de déguisement, des spectacles sont montés : Cendrillon, Blanche-Neige, la Belle au Bois Dormant, Alice au Pays des Merveilles…
Charles HUMMEL, le compositeur de "Dans les plaines du Far West", que chante Yves MONTAND, lui propose des musiques pour les contes et un professeur de danse entre en jeu.
C'est le démarrage d'une grande aventure qui ne prendra fin qu'avec l'arrivée de la télévision à Rennes, en 1964.
Cousine ODETTE enregistre des émissions avec Francis BLANCHE, Jean NOHAIN, MIREILLE, Roger LANZAC, reçoit dans son émission Tino ROSSI et rencontre au Royal un régisseur qui deviendra, en partie grâce à elle, le comique SIM.
Odette SEVEUR sera, ensuite, chargée de la cinémathèque de l'ORTF, tout en continuant à être productrice et animatrice d'émissions radiophoniques. Elle sera ainsi amenée à sillonner la Bretagne , à rechercher des témoignages (sur le Commandant CHARCOT ou les Cap Horniers, sur Mathurin MEHEUST…), rencontrant des artistes, des artisans ou des personnalités. En liaison avec les enseignants, des interviews étaient préparées par les écoliers qui posaient eux-mêmes les questions.
De 1975 à 1978, elle animera et produira une émission consacrée à des chanteurs ou à des formations musicales, assurant ainsi un lien culturel et la promotion de ces artistes. Cette émission, "la musique est dans la rue", était diffusée le dimanche matin.
Cousine ODETTE fera en outre l'illustration sonore des journaux télévisés, depuis le premier en 1964 jusqu'en 1978.


Cousine ODETTE aura donc été une pionnière du XXème siècle, féministe sans le revendiquer, professeur, éducateur, elle aura ainsi été un catalyseur de talents, suscitant des vocations artistiques chez les uns, transmettant aux autres le goût de l'art et de la culture. Sa seule ambition était d'apporter de la joie, du rêve et du bonheur. Et ce, dans une exigence de qualité qui transparaissait pour toutes celles et ceux qui l'ont connue… même ces dernières années, dans son allure, toujours impeccable, mais aussi dans sa diction, dans son phrasé et dans sa voix, toujours aussi radiophonique.


Elle est une "voix" que les Rennais et les Bretons n'oublieront pas.


C'est la raison pour laquelle, je vous demande, Monsieur le Maire, de bien vouloir faire le nécessaire, pour que son nom soit rapidement attribué à une rue de notre ville.


Je vous en remercie.


Conseil municipal du 4 octobre 2004
Délibération n° 12
Soutien à l'initiative et l'expression des jeunes

Intervention de Yannick Le Moing. Membre du groupe Union Pour Rennes
 

Monsieur le Maire,


Tous les ans maintenant se déroule sur le site de la Prévalaye , à la lisière de Saint Jacques de la Lande ,  une rave partie en marge des Transmusicales.
Tous les ans, vous écrivez à Madame la Préfète , pour l’informer que ce lieu n’est pas adapté et qu’il n’y  a pas de terrain  sur notre commune susceptible d’accueillir une rave-partie.


Nous ne doutons pas que, cette année encore, vous ayez déjà envoyé ce courrier.
Mais tous les ans, le terrain de la Prévalaye est réquisitionné pas la préfecture.
Avez-vous des informations particulières à nous communiquer pour cette année ?
Comment comptez-vous éviter que les habitants de la Prévalaye ne soient les éternels sacrifiés du département ?
Pourquoi ne pas imaginer, à la même époque, une manifestation moins sonore et mieux adaptée  à la particularité de ce site, axée par exemple sur la ruralité comme une "fête du bio" ?

 

Interventions au Conseil Municipal en 2004