Le COGIC au service de la population

par YLM  -  27 Janvier 2010, 09:15  -  #Société et Environnement

Par Patrice Oumraou, bureau de l’Alerte, de la planification et de la préparation aux crises (DSC à Asnières)

Le 23 janvier 2009, Météo-France émet un bulletin d’alerte rouge sur neuf départements : des rafales de vent pouvant atteindre 160 km/h sont annoncées pour le lendemain.

Les équipes de la DSC - Direction de la Sécurité Civile (ministère de l’Intérieur) - sont totalement mobilisées pour aider les populations sinistrées à retrouver au plus vite des conditions normales d’existence. La sous-direction de la Gestion des risques est sur le pont, elle doit préparer les décisions des autorités gouvernementales et, en lien avec ses partenaires, organiser la réponse opérationnelle. Pour cela, par le biais du Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic), elle recueille et analyse les informations qui remontent du terrain.

Le Centre opérationnel, situé à Asnières-sur-Seine (Hauts-de- Seine), suit point par point l’évolution de la situation grâce aux informations provenant à la fois des préfectures des départements touchés par la tempête Klaus, des état-majors des zone de défense ainsi que des opérateurs privés (ERDF, Orange...).

Le Cogic, renforcé par des représentants d’autres ministères, est prêt à l’action. C’est un exemple typique de mission qui s’exerce en cas de catastrophe majeure, d’une ampleur telle que l’engagement de moyens extra-départementaux ou nationaux est nécessaire.

Anticiper

L’action de la sous-direction de la Gestion des risques ne se limite pas à gérer les crises ; elle est également impliquée dans leur anticipation pour en limiter les effets néfastes. Ainsi, ses experts interviennent au quotidien pour réduire notre exposition aux risques, qu’ils soient d’origine naturelle (inondations, feux de forêt, intempéries...), technologique (accidents industriels, rupture de barrages...) ou sanitaire (pandémie grippale...).

Les experts mènent des actions de formation, de conseil et de prévention : Que faire en cas d’alerte météo ? Comment prévenir les feux de forêt ? Comment organiser la décontamination en cas d’accident de type nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique ou explosif (NRBCE) ?

Sensibiliser

Par ailleurs, des campagnes de sensibilisation du grand public sont organisées pour une meilleure connaissance des risques et des comportements permettant d’y faire face.

C’est pourquoi la sous-direction de la Gestion des risques est impliquée dans la prévention des incendies domestiques et dans de nombreuses campagnes nationales de prévention aux côtés de partenaires tels que l’Institut national de la prévention et de l’éducation à la santé (Inpes), le ministère de la Santé.

Les enfants ne sont pas oubliés car cet apprentissage peut être proposé dès la maternelle.

Les missions assignées à la sous-direction de la Gestion des risques sont ambitieuses, de la gestion des crises aux accidents de la vie courante. Saviez-vous que les accidents de la vie courante provoquent 11 millions de victimes par an ?

Le plus souvent, ils se produisent à la maison, et causent près de 20 000 décès !

L’anticipation des crises passe également par l’entraînement et l’organisation des moyens de secours : diffusion de l’alerte, organisation du commandement, protection des personnes, des biens et de l’environnement...

Des règles d’organisation de ces moyens de secours sont définies : c’est le plan « Organisation de la réponse de Sécurité civile » (Orsec).

L’adaptation des procédures est constante pour tenir compte de l’émergence de nouveaux risques comme les zoonoses (grippe aviaire - H5N1 et grippe AH1N1), l’effondrement des réseaux de communication... Elles sont testées chaque année, dans tous les départements de France, à l’occasion d’exercices d’entraînement, dont certains de grande envergure qui mobilisent la population.

Les missions assignées à la sous-direction de la Gestion des risques sont ambitieuses. Elles ne peuvent néanmoins être réalisées sans le concours de nombreux acteurs de terrain, notamment les préfectures, les 250 000 sapeurs-pompiers, les élus, les associations d’assistance aux personnes, les formations militaires de Sécurité civile et enfin, sans l’esprit de solidarité qui anime chaque citoyen responsable.

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